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Page 1 sur 5 Voici une retranscription du débat qui a eu lieu sur Ariège News entre Alain Couret et le maire sortant, Philippe Calléja.
Débat sur Ariège News
Ariège News : Philippe Calléja, Alain Couret, bonsoir, merci d’avoir répondu positivement à notre invitation. Je précise tout de suite que nous avions aussi invité M. Jean-Louis Catala qui est également candidat pour ces élections municipales, mais celui-ci a décliné notre invitation sans nous en préciser le motif. Vous êtes tous les deux, donc nous allons faire un débat à deux et avant de commencer le débat proprement dit je souhaiterais que vous vous présentiez personnellement, que vous présentiez votre parcours politique, que vous expliquiez comment vous avez monté la liste, dans quel ’esprit et les grandes lignes de votre programme.
M. Calléja puis que vous êtes le sortant, vous menez la liste SURE, Saverdun Uni pour une Réussite Ensemble, c’est ça ?
Philippe Calléja : Pas tout à fait, c’est Saverdun, Une Réussite Ensemble…
Ariège News : Votre parcours politique et votre liste, s’il vous plaît.
Philippe Calléja : Ecoutez, tout d’abord je suis médecin généraliste à Saverdun et médecin pompier donc je suis au quotidien au chevet des Saverdunois et en 2001 certains citoyens saverdunois sont venus me chercher et m’ont proposé de prendre la tête d’une liste et je m’étais interrogé, je n’avais jamais fait de politique, je n’avais jamais pratiqué cet art et je me suis posé la question et je suis arrivé à une conclusion c’est que la vie démocratique nécessite l’engagement, l’implication des citoyens. Le minimum requis c’est d’aller voter et puis ensuite c’est de s’impliquer dans la vie démocratique, s’impliquer à divers niveaux. Et donc à la suite de ça la décision a été évidente et nous avons monté une liste en 2001 qui nous a conduits à gagner les élections et qui m’a conduit au poste de maire de Saverdun. Depuis, un mandat s’est écoulé, sept ans, sept ans au cours desquels nous avons travaillé, nous avons œuvré au chevet des Saverdunois avec une première phase qui a été assez compliquée les premières années qui ont nécessité de redresser complètement la situation de Saverdun et, ensuite, une deuxième phase où on a commencé à bâtir, à rebâtir le Saverdun actuel et le Saverdun des années qui viennent. Donc, aujourd’hui, il me paraît assez évident de repartir pour un nouveau mandat et de demander aux Saverdunois de me permettre de faire un deuxième mandat.
La liste que nous avons montée et bien c’est une liste de Saverdunois, une liste de gens qui ne sont pas engagés en politique. Moi-même, j’ai pris des engagements en politique puisque, après mon élection, il m’est apparu évident qu’il fallait se marquer quelque part, j’ai pris une identité politique que j’ai ensuite menée puisque j’ai mené le combat à la législative mais la liste que je présente aujourd’hui, elle, n’est pas une liste politique parce que la gestion d’une commune, la gestion d’une ville, c’est gérer le quotidien de chacun. Le maire ne peut pas être engagé en politique, ce n’est pas vrai, parce que je suis le maire de tous les Saverdunois, sans exception, sans aucune particularité, je suis là pour, tous les matins, toute la journée, veiller à l’ensemble des Saverdunois et à toutes leurs préoccupations, donc je ne crois pas qu’on puisse faire de la politique, politicienne s’entend, puisque la politique, dans le vrai terme, la politique c’est s’occuper des affaires de la ville. Donc, oui, nous en faisons à ce travers-là, sous cet angle-là. Donc, aujourd’hui, oui, cette liste elle est faite de gens qui sont des citoyens engagés, engagés professionnellement, engagés dans la vie associative, ce sont des gens qui ont envie de travailler pour Saverdun, de se mettre au service des Saverdunois, ils ont des compétences, ils ont une expérience et c’est ça qu’ils veulent apporter, que nous voulons apporter aux Saverdunois, Saverdun, Une Réussite Ensemble, nous voulons aller plus loin que ce que nous avons réalisé dans le premier mandat, nous voulons transformer l’essai.
Ariège News : Votre programme on le détaillera après, je pense que c’est la continuité de ce que vous avez fait pendant sept ans ?
Philippe Calléja : Déjà, il y a cet élément essentiel et incontournable qui est d’être dans une continuité et de concrétiser. Vous savez, quand j’ai été élu, on m’a dit de suite, tu verras, il te faudra de toutes façons deux mandats, un premier mandat pour prendre la mesure des choses, pour bâtir tes projets et un deuxième mandat pour les réaliser, et bien c’est le challenge que je propose aux Saverdunois aujourd’hui, réaliser mettre en place tout ce que nous avons lancé sur le premier mandat, mettre en place la réalité du Saverdun de 2010
Ariège News : M. Trigano disait même sur ce plateau qu’il fallait un troisième mandat pour bien asseoir ce qu’on avait fait. On n’en est pas encore là
Philippe Calléja : Nous en reparlerons plus tard, pour l’instant on en est au deuxième mandat. On verra la suite.
Ariège News : M. Alain Couret, vous menez la liste Ensemble Autrement, donc même question votre parcours politique et vos ambitions.
Alain Couret : D’abord bonsoir à tout le monde, bonsoir M.Calléja, merci à Ariège News de nous offrir un espace d’expression, un espace télévisé, c’est très intéressant.
Je suis Alain Couret, j’ai 48 ans, je suis marié, j’ai deux enfants qui sont dans les écoles publiques de Saverdun, un au groupe élémentaire, l’autre au collège. Professionnellement, je suis directeur de recherche au CNRS, ma spécialité, c’est la physique des matériaux, la science des matériaux, et aujourd’hui j’anime un groupe de recherche qui comprend 27 chercheurs permanents et environ autant de chercheurs non permanents.
Effectivement, je conduis la liste Ensemble Autrement, c’est une liste qui a d’abord été soutenue par le Parti socialiste, ma famille politique, le Parti communiste et les Verts et qui regroupe des personnes, plus d’un tiers des personnes qui sont en position éligible, des personnes qui n’appartiennent à aucun de ces partis.
J’ai présenté ma candidature au mois de novembre, dans une lettre aux Saverdunois où j’ai commencé à prendre un engagement prioritaire, c’est celui de travailler sur un giratoire et sur la circulation du centre-ville. Nous avons présenté notre liste au mois de décembre, aux environs du 15 décembre, et vers le 15 janvier nous avons présenté notre projet et distribué ce projet, qui est ici, de douze pages, à toutes les Saverdunoises et à tous les Saverdunois.
Présenter un projet si vite, c’est certainement prendre des risques, parce que maintenant tout le monde travaille autour de notre projet, et notamment sur le blog de M.Calléja, on voit bien que les écrits qui paraissent sont des réponses indirectes ou directes à ce que nous avons écrit mais si nous avons fait ce choix-là c’est parce que nous voulons, et c’est un de nos engagements, changer le fonctionnement. Nous sommes pour de la démocratie participative, pour travailler avec toutes les Saverdunoises et tous les Saverdunois, et donc si on veut faire ça il nous semblait important de le faire au sein de la campagne, d’avoir ce projet, de discuter avec des gens, de donner notre vision parce que c’est comme que nous travaillerons par la suite si nous sommes élus.
Je voudrais dire une chose, M.Calléja a dit qu’il avait passé une partie de son temps à redresser la situation de Saverdun. C’est j’espère quelque chose que nous discuterons au cours de ce débat.
Ariège News : Merci, et bien on va en parler tout de suite si vous voulez. M.Calléja puisque vous êtes le maire sortant c’est un petit peu vous qui êtes sur la sellette, donc je vous propose de faire un bilan sur le développement de la ville elle-même, le fonctionnement de Saverdun et le développement économique.
Philippe Calléja : Alors l’économie oui parce que l’économie c’est l’élément fondamental, c’est l’élément clef. Vous savez, aujourd’hui et de tous temps, je crois qu’il y a une constante, c’est être préoccupé de l’emploi, l’emploi, c’est quand même l’essentiel de la mission d’un élu, aider, je dis bien aider, ses concitoyens à trouver de l’emploi. Ce n’est pas l’élu qui fait l’emploi, c’est l’entreprise qui fait l’emploi et donc il faut créer les conditions, créer la dynamique pour que des entreprises aient envie de s’installer, pour qu’il y ait de l’économie. Et bien, nous nous y sommes attelés, nous avons, vous savez un chiffre assez intéressant, nous avons accordé beaucoup d’importance au fait de recevoir les gens, de les accompagner. Pendant ce mandat, ce sont plus de 1000 personnes, 1000 personnes, vous vous rendez compte ?, c’est énorme, que nous avons accompagnées dans leur recherche d’emploi et à la clef un chiffre simple alors que en 2001, il y avait 190 demandeurs d’emploi, aujourd’hui, il y en a 97 sur Saverdun, la population à l’époque était de 3600 habitants, aujourd’hui elle est à plus de 4500, donc, on a fait un gros travail de ce côté-là.
Et puis nous avons accompagné des entreprises dans leur capacité à grandir, à grossir, conforté le tissu économique et industriel local, derrière, créer des zones d’activité, la zone locale des Pignès, des zones intercommunales parce qu’intercommunalité est certainement la meilleure dimension pour pouvoir travailler l’emploi.
Et bien, maintenant, tout cela est en train de se mettre en place. Avoir des réserves foncières, acquérir des réserves foncières, quand nous sommes arrivés aux affaires en 2001, la mairie, la collectivité était miséreuse en matière de réserves foncières, et bien nous nous sommes attelés à ça, nous avons investi pour un million 200.000 euros en réserves foncières. Nous avons par ailleurs pour financer ça revendu certains bâtiments, certains locaux, à des entreprises essentiellement, pour 900.000 euros Ca nous permet de refinancer, c’est une dynamique positive. L’emploi, c’est essentiel, c’est la pierre angulaire de tout système et de tout lieu de vie parce que, vous l’évoquiez tout à l’heure, une des réalités de Saverdun, c’est que Saverdun est aujourd’hui dans la troisième couronne toulousaine. Cette troisième couronne toulousaine, elle est intéressante, on a un développement, une arrivée de population nouvelle, on a la préoccupation que les jeunes Saverdunois puissent s’implanter et continuer à vivre à Saverdun mais, attention, le danger il est toujours existant, ce serait de devenir une cité-dortoir et il y a trois éléments qui font qu’on n’est pas une cité-dortoir, c’est que l’on peut vivre confortablement et correctement dans un endroit, dans un lieu, où il fait bon vivre, où il n’y a pas de problème de sécurité parce que c’est une préoccupation forte des Saverdunois et aujourd’hui la sécurité elle a vraiment énormément progressé dans Saverdun, on peut y travailler et on peut y consommer.
Ce sont les trois temps forts de la vie de nos concitoyens. Et bien, c’est ça nos préoccupations et dans notre programme nous allons continuer cette action, créer des zones commerciales, des zones artisanales, des zones logistiques, les conforter et permettre l’arrivée d’entreprises nouvelles. Je crois qu’aujourd’hui, il fallait d’abord conforter les entreprises existantes et il faut maintenant favoriser l’implantation de nouvelles entreprises qui vont arriver.
Ariège News : Merci. M.Couret, j’ai cru comprendre que vous contestiez un petit peu le bilan de M.Calléja, ce qui est de bonne guerre, vous pouvez préciser peut-être ?
Alain Couret : D’abord, ce que j’ai contesté tout à l’heure c’est ce qui a été dit, c’est de dire qu’il avait fallu plusieurs années pour redresser, comme ça été écrit dans la presse, les finances et l’administration de la commune de Saverdun. On pourra en discuter tout à l’heure si M.Calléja veut dire en quoi il a fallu redresser les finances et l’administration.
Je vais répondre sur le développement économique. Effectivement, il y a des zones d’activité que sont ces zones des Pignès. J’invite toutes les Saverdunoises et tous les Saverdunois à aller se promener sur les zones des Pignès, et ils pourront mesurer la réussite en termes de développement économique qui est la réalité de ces dernières années. Je crois que ces zones actuellement ne fonctionnent pas. Il y a deux choses, il y a une entreprise du bâtiment et il y a La Poste.
Nous, ce que nous proposons c’est de revoir le fonctionnement de ces zones parce qu’il faut essayer de faire quelque chose, il faut faire du développement économique. Alors, bien évidemment, M.Calléja a raison, les communes, les CDC ne sont que des accompagnateurs en termes de développement économique, les acteurs sont les entreprises, les artisans, les commerçants etc.… Cela étant, il est nécessaire de mettre les bons outils, d’abord, il faut partir du point fort de Saverdun. Le point fort de Saverdun, tout le monde le sait, c’est d’être à 50 km de Toulouse mais c’est aussi un positionnement sur l’axe Toulouse-Barcelone. Donc, il faut s’appuyer là-dessus. Nous avons, nous, cherché à rencontrer tout le monde, tous les acteurs, du développement économique. Nous avons rencontré le Conseil Général, le Conseil Régional, Midi-Pyrénées Expansion, Ariège Expansion, toutes les chambres consulaires. Nous sommes allés sur des endroits où ça marche comme Saint-Sulpice-sur-Tarn et sur d’autres endroits où ça marche moins bien, là, bien sûr, je ne dirai pas de noms, et donc nous proposons de bâtir, de mettre en place des outils nécessaires à ce développement économique.
Alors, quels sont ces outils ? D’abord, il faut savoir que tout se passera en termes de développement économique, dans l’intercommunalité, c’est une réalité, il faudra faire avec, on ne peut pas continuer à avoir une politique isolationniste tant à l’intérieur de l’Ariège que dans la région Midi-Pyrénées. Il faut travailler avec tous les acteurs. Il faut, je l’ai dit tout à l’heure, mettre les bons outils en place.
Les bons outils, c’est d’abord un PLU qu’il faut mettre en place, qui n’existe pas à Saverdun même si l’affolement préélectoral fait que on est en train d’essayer d’avancer sur le dossier (Ariège News : PLU, je précise c’est un plan local d’urbanisme). Il faut un PLU qui permettra de contrôler le foncier et le bâti pour le développement économique.
Ensuite, nous pensons qu’il faut un guichet unique. Alors qu’est ce que c’est un guichet unique ? Vous avez, au niveau de la région, Midi-Pyrénées Expansion, 20 personnes qui prospectent dans toute l’Europe, Ariège Expansion qui travaille avec Midi-Pyrénées Expansion, le guichet unique que nous proposons, c’est, restons modestes mais c’est Saverdun Expansion. C’est une personne, un chargé de mission, qui va toujours aller vers ces organismes, Ariège Expansion, Midi-Pyrénées Expansion, pour leur dire « on est là, on veut travailler avec vous », qui va travailler avec les chambres consulaires, qui va prospecter qui va communiquer sur une politique de développement, qui va également mettre en relations les gens qui cherchent des emplois et les entrepreneurs, qui va, enfin, lorsque quelqu’un arrive avec des idées, sous la responsabilité directe du maire et de la personne qui s’en occuperait au sein du conseil municipal, aiguiller les personnes vers les chambres consulaires, pour des expertises, des choses comme ça.
On ne peut plus travailler seul en termes de développement économique. C’est une réalité, il faut travailler avec tous ces acteurs-là. C’est le projet que nous proposons.
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